Archives pour la catégorie Billet

Cinque Terre, 176 steps

They are both naked on the return of a beautiful walk in the mountains, along one of the paths of the Cinque Terre, between the blues of the sky and the sea. And the 176 steps to climb to reach the room. But just happy. Refreshed by the shower and the caress of the air flowiing between the windows, wide open.

The windows are well arranged. The sun does not come in. By the one in front of them, the view extends, above the roofs and gardens, to the sea from which the fresh air is blowing. Through the window on the left, the trees paint multiple greens on the hill. In the midst of these greens, which descend cascading towards the village and the sea, half-way down, an enormous bush of oleander rose from the pass to be noticed from afar.

The brown hand passes slowly over the skin that the sun has, barely, stained. A shiver is born between the two, spreads, slowly, with the hand? The skin ? The hand progresses, touching the body which seems imperceptibly to slip, to offer, to favor the displacement of the fingers. Three pulps which seek to capture the softness of the grain, to respond to the expectation, to erase and renew the tension by progressing.

The bodies stretch. Getting closer. The eyes close to keep the luminosity and freshness of the air. To allow concentration on the waves that run in all directions, which panic.

The brown hand slips, encounters fine brush, awakens them, gives them a breath, makes them almost murmur like the wind makes the leaves of the tree sing, move the branches, vibrate the trunk to the roots. Aspiring the life of the earth. Feeding his power with his desire.

To this calm silence is added the grave voice of a man, quiet, incomprehensible but serene. Who speaks, under the window, alone or on the phone or to a silent interlocutor.

They are both, through these open windows, alone, in full nature, calm, bathed in sunshine, colors, curves …. rocked by this voice that comes to fill the soothed beauty of this late afternoon And humanize it.

 

Cinque Terre, 176 marches

The whistle of the train sings the harmony between nature and lovers… Followed by a terrible braille of scrap metal.

Why does this dissonant noise with the moment, with the landscape, awaken a sentence read recently … « the projectile strikes in the trench, it looks like the claw of a roaring tiger ».

The train is already far away but the trouble persists, becomes incrusted. The deep blue of the sea, which had just been a source of serenity and harmony, seems to display the hypocritical calmness of a shroud for those who flee from poverty and are everywhere rejected.

How can the harmonious power of nature cover with its indifference the killers who hide themselves, the unfortunates who flee from misery, the lovers who shut themselves up in its bubble of silence and sweetness …


How can it be the absolute serenity of a summer afternoon and the angry burial of thousands of fishermen?

How can the same sea, so blue, so calm, here be the image of the pleasure of women, of men, of children, of the happiness of lovers and a little further on the mortuary cloth of thousands of people in the complicity of men and elements.
Cinque Terre, 176 marches
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« Anar » Weekend in Ménilmontant

En français

Saturday, May 6, 2017, as part of the Resistance Month organized by the City of Paris, the association 24 Août44 presented in the center Paris Anim ‘of the 19 ° (Place des Fêtes) a reading of testimonies From libertarian Spain to The exile, from 1936 to the present day, followed by the film, We must watch, a documentary by François Boutonnet built from archival images and testimonies of Jordi and José who knew children, war of Spain, the Retirada and the camps of exile. And who have rebuilt another life in the South of France, turned towards the future (1).
Recalling that the first Frenchmen who entered Paris on 24 August 44 were Spaniards … often anarchists!

Sunday, May 7, Place de Ménilmontant, some photos of the popular ball

 

Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant
Week-end à Ménilmontant

1 – Il nous faut regarder (Libres itinéraires d’exil de Jordi et José) Film of François Boutonnet, 52 minutes, Cinéma – 2010, DVD – 2011.

 

Place Jean Ferrat

Place Jean Ferrat

Place Jean Ferrat

L’hiver arrive.
Les arbres en bois ne font plus d’ombre malgré les rayons du soleil, sans chaleur, de novembre.

Des jeunes filles, vives, colorées, passent, légèrement vêtues malgré le froid. A leur vue, il se redresse devant la jeunesse qui le frôle, traversé par le nuage parfumé qui les accompagne, pénétré par leurs éclats de rires, étouffés ou aiguës. Une discrète amertume teinte sa salive. Ses doigts frémissent légèrement.

Elles ont disparu dans la bouche de métro. Elles ne l’ont pas vu, pas plus que son ombre. Peut-être pas plus que les autres ombres absentes de la place. La petite tornade de jeunesse s’est évanouie.
Il lutte pour que ses épaules ne s’affaissent pas à nouveau.
Il sort du nuage, reprend possession de son regard qui balaie la place, autour de lui, où les passants, chargés, venant du marché, s’égaillent, dans toutes les directions, pressés, suivant leurs possibilités, sobrement et sombrement vêtus, vers un rendez-vous essentiel et dérisoire. Ou la chaleur d’un appartement obscur.

Il traverse la place. Disparaît dans un café.

Il s’assied à la terrasse, chauffée.
A cette heure, il y a peu de monde et seul, un homme qui regarde les courses dans son journal, a une cigarette au bout des doigts de la main gauche, un crayon dans la main droite.
Plus loin, une jeune femme est plongée dans son ordinateur. Et deux jeunes discutent tout en maniant leur téléphone portable.
A coté de lui, deux femmes, énormes, âgées, probablement plus jeunes que lui, à deux tables différentes, discutent dans une langue qu’il ne comprend pas.

La serveuse dépose, sans rien dire, un jus d’orange pressée, un chocolat chaud, une tartine. A l’abri du froid et du bruit de la rue, il prend un journal du matin, sort son crayon, se plonge dans les mots croisés. Hors du monde.

Place Jean Ferrat

******

Sur la place, les bancs sont occupés par des hommes, tassés, chaudement habillés, qui, ensemble, essaient d’extraire un peu de chaleur des rayons d’hiver et des conversations en arabe sur la famille, sur le pays, sur les difficultés du moment.

Une fillette, en patins, passe devant eux, incertaine, jambes et bras écartés pour assurer son équilibre. Ils la suivent du regard. Une irrégularité du terrain, une hésitation, oh ! Elle repart. Et quelques commentaires avec.

Le bus arrive. Trois amis se lèvent du banc et se dirigent vers le bus. Le dernier s’en va avec son sac vide, vers le marché.

******

Au coin de la rue et du boulevard, un homme, grand, solide, brun de peau et de chevelure frisée, avec une barbe de quelques jours, grisonnante. Il est toujours là. Fidèle au poste avec une cannette à la main. Il discute avec les uns et les autres.

Il a beaucoup parlé avec les artistes qui ont peint une magnifique fresque sur le grand mur du garage. Aujourd’hui, c’est avec des jeunes qui veulent, à leur tour, barbouiller cette fresque qu’il parle. Pour en défendre la beauté, l’intégrité. Pour défendre une portion de rue devenue lieu d’exposition temporaire dans un quartier sale, aux trottoirs encombrés de déjections canines, de multiples objets abandonnés, matelas, évier, planches de bureau. Mais visitée par les touristes pour ses fresques. Alors que les gens du quartier passent, aveugles, indifférents à la transformation d’un mur aveugle en hall d’exposition.

******

Après une nuit très froide, avec le lever du jour, un ciel chargé de nuages, le temps s’est un peu radouci. Toutes les chaînes de radio et de télévision répètent le même bulletin, créant l’événement du jour : la neige est annoncée, conditionnant les citadins à s’habiller en skieur, sans ski et sans neige. Mais obéissants au bulletin.

Dans l’abri du magasin abandonné, habitué du lieu qu’il a transformé en chambre à coucher, il n’a pas encore rangé son duvet, ses couvertures. Il n’a pas sa cannette à la main. Il est occupé autour du platane qu’il a adopté.
Dans le cadre de la végétalisation de la ville, la mairie demande aux citoyens d’adopter un arbre, de cultiver, de fleurir la terre qui l’entoure. Peu le font. Mais lui a choisi le platane qu’il connaît depuis des mois. Il a trouvé, on ne sait où, un peu de farine qu’il a répandue autour de son arbre. Le temps, capricieux, n’obéit pas toujours aux bulletins de la météo. Son platane au moins ne sera pas déçu, il aura la neige annoncée. Et comme Noël approche, il a décoré la barrière qui entoure l’arbre de papier argenté.

Pour lui, pour le platane, quoi qu’il arrive, Noël ne sera pas un jour comme les autres.
Il y a les foules qui s’agglomèrent devant les vitrines illuminées des grands magasins. Les yeux des enfants qui brillent. Les adultes qui photographient, se photographient.
Ici, les voisins passent, traversent le boulevard, pressés entre le café du matin et le métro. Aveugles ? Indifférents ? Étonnés ? Humanisés, un instant ?
Par ce sans abri et son platane, liés par le rêve, par un peu de farine et de papier argenté.

Place Jean Ferrat

Dans mes petits souliers…

Dans mes petits souliers…

Dans mes petits souliers…

Ce matin, le temps était d’un gris à faire pleurer Cécile, pourtant mes chaussures frétillaient d’impatience. Une odeur de cirage noir était dans l’air. Elles en étaient sevrées depuis si longtemps. Et elles étaient si lourdes de la terre amollie par les racines car il n’avait pas plus depuis longtemps. Comme une collerette jaune.

Mes chaussures ne tenaient plus en place, prêtes à s’échapper. Comme Daniel parlait à son scooter de gauche pour le calmer devant sa participation à la primaire de droite, j’allais être obligé de leur dire quelques mots doux sous peine de les voir esquisser quelques écarts de danse et me mettre en difficulté pour les suivre. Vous rendez-vous compte, une odeur de cirage. Cela ne leur était pas arrivé depuis des mois !
Si le temps était gris, si le cuir était terne et humide après être passé sous un jet d’eau pour enlever la boue, si le cirage était noir, il ne fait pas de doute que quelques coups de brosse allaient leur redonner du brillant. Non, elles n’auraient pas le vernis tape-à-l’œil, dur, des chaussures ferrées du danseur de claquettes mais l’éclat odorant du cuir bien ciré.
Malgré ce temps maussade, derrière ces gros nuages noirs, le ciel, c’est certain, était bleu. Mes chaussures étaient prêtes à la fête, à une promenade qui serait ensoleillée.

Je me sentais parfaitement à l’aise dans ces souliers qui brillaient inhabituellement comme un euro neuf mais, déjà rodés, parfaitement adaptés à mes pieds pour monter la rue de Ménilmontant, descendre dans le métro, parcourir des kilomètres à travers Paris. Fiers de leur nouvelle apparence, ils saluaient, d’un crissement étonnant étant donné leur âge, l’étrange diversité des chaussures rencontrées dans une ville où tout s’uniformise, rythmé par la mode…

J’entendais presque leurs murmures, leurs commentaires sur les collègues qu’ils croisaient. Peu à peu je me mis à suivre leur regard vers les chaussures de sport, les plus fréquentes en ville, de toute les couleurs, pimpantes, pas seulement chez les dames ou longuement vieillies, avec des bandes auto-agrippantes ou des lacets défaits, signe de jeunesse… les mocassins, souples, légers, les décolletés nus devant ou les découpé nus derrière… les bottines enveloppantes ou les rares bottes.

Dans mes petits souliers…

Soudain un pas décidé frappe le pavé et annonce des talons aiguilles qui, par un réflexe bunuelien, me font imaginer de longues jambes de faon, inattendues, étrangères sur le boulevard de Belleville. Incapable de ralentir pour laisser passer ce qui n’est peut-être qu’un mirage acoustique, je me retourne rapidement pour remonter vers ce qui ne peut être qu’une beauté exotique…

Dans mes petits souliers…

Et je me réveille à l’hôpital. La belle avait un regard profond, probablement un peu moins que le trou du boulevard que je n’ai pas vu. Je ne sais où sont passés mes petits souliers noirs, peut-être ont-ils continué leur aimable conversation avec les stilettos… Quant à mon pied gauche, il est dans le plâtre.

Il est certain que je ne cirerai pas mes chaussures pendant quelques mois, je m’arrangerai pour qu’elles soient moins brillantes et moins joyeuses. Et, désormais, je regarderai soigneusement où je mettrai les pieds même si des anges passent.

Dans mes petits souliers…

La passion suivant Santorin

Éros et Thanatos

Quand ils entrèrent, venant du soleil éclatant sur la blancheur des murs, ils furent aveuglés par l’obscurité de la chambre. Il posa la valise. Perçut une faible lueur qui venait de la salle de bain. Se déshabilla pendant que la baignoire se remplissait et pénétra dans l’eau pour chasser la sueur et se détendre.
Elle fit de même. Pas un mot n’avait été échangé. Elle se lova entre ses jambes. Il l’entoura avec ses bras, doucement. Effleura ses seins. La caressa. Prit du savon liquide dans ses mains. La fine pellicule de savon exacerbait la douceur de la peau. Les doigts glissaient sur ses épaules, descendaient le long des bras, sautaient sur le dos, longeaient les flancs…

Au bout de quelques instants, toujours en silence, elle se leva. Glissa ses hanches entre les mains qui descendirent le long des cuisses. Elle leva un pied. Les mains de l’homme massèrent le pied, entourèrent la cheville, glissèrent sur la jambe, remontèrent le long de la cuisse tandis qu’elle se balançait pour offrir l’autre jambe dont il s’empara.

Quand elle reposa son pied, une main s’infiltra entre ses cuisses. Il sentit sous la pulpe des doigts le doux relief de la lèvre qu’il longea docilement, s’égara un instant, revint lentement en arrière, fit un nouvel essai plus accentué. Franchit lentement la berge, concentré sur la sensation tactile qui parcourait son doigt et transmettait une fine émotion qui lui fit fermer les yeux. Il entendit une ébauche de cri, peut-être imaginaire, qui l’immobilisa. Suivi d’un mouvement à peine perceptible de la femme qui avait bloqué son souffle… avant de déclencher la douche qui chassa la pellicule savonneuse et arracha l’homme à son rêve.

Elle se détacha de lui, s’enveloppa dans une serviette pour se sécher. Enfila une robe légère dont il entendit le glissement discret sur ce corps où ses mains avaient couru. Elle se regarda dans la glace. Passa sa main dans les cheveux et disparut.

Il ne bougea pas. Entendit la porte se refermer.

Elle était de nouveau dans la lumière éblouissante du soleil reflétée par les murs des maisons peints à la chaux. De la même couleur que sa robe serrée à la taille par une épaisse ceinture noire. Elle se faufilait dans la lumière, indifférente aux fourmis noires qui se déplaçaient en groupes, butinant de boutique en boutique… Un moment arrêtée par un groupe de fourmis blanches, d’origine asiatique, regroupées autour d’une jeune mariée qu’ils mitraillaient avec une boite noire.. Un sourire lui permit de continuer son chemin. A l’aventure.
Le chemin montait maintenant, surplombait la noire falaise qui plongeait dans le bleu profond de la mer. Elle s’arrêta un instant pour jouir du jeu des couleurs élémentaires qui l’enserraient comme dans un écrin. Le village tout blanc, éclatant sous le soleil de mai, le mur blanc bornant le sentier tracé sur la falaise. Au delà du bras de mer, une île noire surmontée au sommet d’un village tout aussi blanc, où plusieurs coupoles bleues brillaient et semblaient vouloir dialoguer avec le bleu de la mer et du ciel. Intercéder peut être. Elle se retourna. Derrière elle, une autre église blanche la dominait de son clocher, avec sa coupole brillante, au soleil, bleue.

Elle avança dans la rue qui jouait de l’ombre et de la lumière, de la blancheur, de petits coins d’ombre et de quelque encadrements bleus. Coté montagne, une belle maison à l’architecture moderne. A la porte, une statuette stylisée, rappelant celles trouvées dans les ruines d’Akrotiri, vieilles de trois mille ans. Sur le mur qui longeait le chemin, des dizaines de boites noircies par la fumée des feux de la Pâque orthodoxe… Résurrection, renouveau printanier, renaissance de ces îles plusieurs fois remaniées par le feu volcanique et les tremblements de terre, le dernier ne datant que de quelques dizaines d’années. Toujours sous la menace d’un nouveau réveil. Que rappellent quelques fumerolles et les eaux rouges et chaudes qui verdissent en se mêlant à la mer. Et quelques pierres noires posées ci et là sur les murs.

S’il reste peu de choses des divinités de l’antiquité, emportées par leur propre colère, les villages au blanc résiliant, bâtis sur la menaçante terre volcanique noire, se sont mis sous la protection des églises, multiples, dans chaque village, blanches et bleues, sous l’autorité de popes vêtus de noir.

Et partout des drapeaux, aux raies bleues, de la mer, du ciel, de la sagesse… Séparées par des bandes blanches de pureté, de vie… Et la croix protectrice.

Après avoir admiré les tableaux abstraits que dessinent les venelles, les cours intérieures, les terrasses, l’enchaînement des couleurs du couchant sur les maisons qui descendent en cascade, à l’heure où les premières lumières s’allument, après un dernier regard sur les hommes noirs haut perchés, vigiles guettant la survenue improbable de bateaux pirates mais quotidienne des bateaux de croisière, et la scène d’amour en pierre noire collée sur un mur de la grande place, elle revient, lentement, mélancolique avec la nuit qui tombe, vers la chambre.

Elle entre dans la chambre vide, silencieuse, obscure, seulement éclairée par quelques rais lumineux venant de la rue. Elle heurte la valise qui est au milieu de la chambre. Elle avance vers la salle de bain. L’homme est toujours dans la baignoire. Dans la semi-obscurité du soir. Le teint grisâtre. L’œil qui était bleu, éteint. Le corps rigide et froid.

Définitivement.

La passion selon Santorin (2) Images
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Drame sur la plage !

Pendant les vacances d’été, les bords de mer sableux sont envahis par les baigneurs qui viennent profiter du farniente, de la mer et du soleil. Très souvent, les plagistes leur offrent tout ce qui peut favoriser le farniente et les éloigner du soleil et de la mer, pour en tirer quelque profit : chaises longues et parasols pour abriter du soleil, musique pour éloigner le bruit de la mer, nourriture et boissons fraîches ou chaudes… avec l’aide de marchands ambulants qui proposent, chapeaux, lunettes de soleil, verroteries, étoffes, inutiles et indispensables…

Sur ces plages occupées, des espaces sont autorisés en libre accès, gratuits, quelquefois éloignés, bien encadrés, bordés d’un coté par les parasols orange, de l’autre par les parasols mauves et surplombés, derrière, par les indispensables distributeurs de frites et de glaces… Dans ces espaces libres, peuvent se regrouper, souvent s’entasser ceux qui ne veulent que le contact du sable, du soleil et du sel de la mer…

A la plage, le baigneur est un spectateur-acteur, face au double écran bleu infini, de la mer et du ciel, intégré à la distribution, directement incorporé à l’étendue de sable. Spectateur-acteur, regardant-regardé.

Tout a commencé sur cette petite plage publique, libre mais encastrée. Ils sont arrivés, tous les deux, à la chaleur naissante de la matinée, alors que le soleil était déjà haut mais la plage presque vide et encore fraîche de la nuit.

Le sable n’était pas brûlant comme il peut l’être. Il se souvenait de la tempête de la veille et sentait le petit vent qui venait de la mer. Le couple s’est installé, non loin d’un radeau de sauvetage qui semblait abandonné et d’un demi parasol délavé, oublié.
Après avoir étalé une grande serviette de bain, rouge, délimitant l’espace réservé, l’homme, d’une âge certain, s’éloigne vers la mer. Tâte l’eau du gros orteil gauche. Et s’enfonce lentement pour prendre un bain. Puis la femme.
Ils échangent des mots banals, sur la température de l’eau qui fait toujours hésiter, au premier contact, et qui devient accueillante au bout de quelques minutes. Qui glisse, veloutée, comme une deuxième peau. Qui devient tiède à la sortie du bain, à l’approche du bord.

La mer est calme, la pente lente du sol sableux permet une adaptation progressive à la température de l’eau. L’homme pense, qu’avec l’âge, il a renoncé à courir pour s’éclabousser et plonger une tête. Pourtant, il sait que la pénétration rapide, sautillante par dessus les vagues, permet une adaptation tout aussi rapide et plus joyeuse.

Maintenant, tous deux, revenus du bain, se sèchent au soleil, rafraîchissant. L’homme à demi allongé, la tête sur les genoux de sa compagne. Les yeux mi-clos. Sans un mot. Sans une pensée. Abandonnés au soleil et au petit air marin.

Quand ils ouvrent à nouveau les yeux, ils prennent conscience de l’existence de baigneurs sur la plage, qui n’étaient pas là, qu’ils n’ont ni vus, ni entendus arriver, s’installer avec leur équipement de survie. Plus ou moins semblable à celui des installations commerciales mais hétéroclite.

Une jeune blonde semble tout absorbée par le livre qu’elle a sous les yeux. Mais ce qui frappe, c’est la beauté de sa silhouette émergeant du sable, qui fixe les regards sur deux magnifiques rondeurs, déjà uniformément brunes, étincelantes d’huile qui semblent dialoguer directement avec le soleil. Son maillot, très discrètement dissimulé, probablement pour ne pas être décoloré par l’effet de l’eau de mer, des rayons du soleil et des regards, permet d’en saisir leur plénitude épanouie.
Bijou inattendu, incongru sur cette plage, image à faire rougir, verdir, pâlir successivement ou tout à la fois, de honte, de jalousie, de colère peut-être même d’envie une star sortant de l’eau dans les Caraïbes ! Ou étendue sur une terrasse de la Côte amalfitaine !

Plus en arrière, une petite famille vient d’arriver. Leur blancheur en témoigne, c’est leur premier jour sur la plage. Ils ne doivent pas y venir souvent. Ils ont cependant l’équipement conforme qu’ils manipulent de façon peu habile. Ils tentent, difficilement, d’installer un parasol. Qui menace de s’envoler ou, au moins, de se renverser au moindre souffle de vent. L’un creuse pour le fixer solidement. L’autre le leste d’un sac. Le troisième le retient. Mais le parasol ploie sous le poids du sac. Et tout est à refaire. Avant le coucher du soleil, chacun jouant son rôle, ils pourront probablement louer l’ombre de leur parasol à un baigneur dépourvu…

De l’autre coté, un groupe d’une vingtaine de personnes, encore plus important par son poids, trois générations d’habitués, tous bien brunis, les plus vieux barbus ou moustachus, hommes et femme plus que corpulents, s’est étalé avec parasols, fauteuils, cantine, musique et voix envahissantes qui permettent à ceux qui le veulent, de participer aux conversations et obligent les autres à les subir avant que la nourriture déballée ne les interrompe, pour un moment. Seuls continuent les cris des enfants qui vont transformer le radeau de sauvetage en char d’assaut, château-fort ou plongeoir sur le sable…

Mais, tout à coup, un groupe apparaît à tous. Qui s’est installé discrètement. Profitant de la distraction des uns et des autres. Le mâle dominant, au visage poupin, mangé par une chevelure et une barbe, hirsutes, blanches, lui donnant un âge de trente à quarante ans. Malgré l’abondante pilosité désordonnée, sa tête paraît ridiculement petite sur un corps énorme : une poitrine pendante recouvre un abdomen qui, lui-même, recouvre ses cuisses, cachant un maillot noir, seulement visible « à l’arrière ». A lui-seul pesant probablement deux fois plus que les deux femmes et les deux enfants qui l’accompagnent.

Peut-être est-il le frère ou l’époux invraisemblable de l’une des deux jeunes femmes. Tant elles sont frêles à coté de lui. Et le père des deux enfants, de 5 et 7 ans, qui jouent avec le sable mouillé à faire un château, qui courent à l’eau, reviennent aussitôt…

Mais sont-ils des enfants ? Par l’âge apparent, ils ne sont pas des jumeaux même s’ils se ressemblent beaucoup. Ils semblent avoir été fabriqués et équipés, en série, par les mêmes machines : lunettes de vue, aux verres épais, casquette rivée sur la tête, visière sur la nuque… et vêtus de ce qui peut-être interprété comme un gilet de sauvetage, alors qu’ils ne vont jamais à l’eau, mais qui évoque plus un gilet pare balles, carré, épais devant, épais derrière, des épaules aux genoux, d’où sortent deux petites jambes blanches qui s’agitent mécaniquement comme les pédales d’une bicyclette…

Quand il revient, le monstrueux baigneur, apparemment balourd, s’empare, avec une force et une agilité insoupçonnées des deux enfants et se met à jongler avec eux, malgré leurs cris d’effroi, de douleur, malgré les deux jeunes femmes qui l’implorent d’arrêter, qui essaient de s’interposer… Les enfants passent d’une poigne à l’autre, sont jetés en l’air et repris par le jongleur fou. De plus en plus haut, de plus en plus vite, les lunettes volent et les casquettes…

Les baigneurs, interloqués, se sont dressés, des cris fusent, des sanglots éclatent mais nul n’a le courage d’intervenir face à cette force, agitée, habile.

Soudain, une explosion, venue on ne sait d’où ? De la mer ? De la plage ? Du ciel ? Déchiquette monstre, femmes, enfants dans un geyser de sang qui s’étale sur la plage.

La panique soulève la plage. Chacun part avec les siens. Court avec ses affaires. Crie, pleure. Se disperse.

En quelques minutes, la scène est vide. Sur la plage, quelques restes ensanglantés. Une large tache brune sur le sable. Le vieux morceau de parasol. Le radeau de sauvetage. Un fauteuil de plage renversé. Des bouteilles éparses. Un parasol ouvert qui résiste maintenant avec courage au vent qui se lève.

Et le ciel bleu sur une mer bleu plus sombre, étale. Indifférents.

Le cinéma de la plage

 

A Cannes, pendant le Festival, une bonne partie de la vie de la cité tourne autour du cinéma. Notamment, tout au long de la Croisette qui est occupée par des lieux de fête, cafés et restaurants, qui privatisent le rivage. Le cinéma semble tout envahir avec en plus des installations temporaires pour enregistrer une émission de télévision…

Reste un espace, plage publique, qui est ouvert à tous, de jour et de nuit, pour bain de soleil ou de mer, nuit à la belle étoile, si le temps et le courage le permettent.

La moitié de cet espace est réservé au Cinéma de la plage qui offre, tous les soirs, dés la nuit tombée, une chaise longue pour regarder un film classique, sur grand écran, gratuitement, à toute la population, « dans la limite des places disponibles ». Et même au delà car certains peuvent regarder le film depuis la portion de plage publique adjacente ou la promenade..

Au cinéma, en salle, un écran blanc limite l’espace, attire le regard, accueille le spectateur et, lumières éteintes, s’ouvre à lui, le détache de l’assistance et l’entraîne dans un jeu d’ombres dont il devient le héros, partageant, épousant ou, quelquefois, combattant ses sentiments, ses actions. Seul dans la salle obscure et, virtuellement, dans l’écran.

Au cinéma de la plage, l’écran blanc est plus grand, trop grand, à distance et, en même temps, un peu perdu dans l’espace des étoiles. Le spectateur en est encore éloigné par les lumières des bateaux et de la ville qui viennent le distancier du héros. Par le son aussi qui perd toute intimité. Et quelquefois par la fraîcheur du soir malgré la couverture distribuée à l’entrée.

Paradoxalement, le grand écran de la plage est plus proche du petit écran de télévision dont l’environnement et la publicité maintiennent le spectateur à distance.

Le film vu au cinéma de la plage n’est pas le même que le film vu en salle ou à la télévision. Il doit résister à une luminosité diffuse, à une rumeur sonore qui descend quelquefois de la ville vers la mer, à l’atmosphère de fête nocturne et au sentiment de nature dans une nuit ambiguë.

Pour résister, le film doit être fort. Alors quand les lumières s’allument, il faut revenir sur terre. Sur le sable. Dans la ville.

150519CannesCinéPlage1

Moussa par ci, Moussa par là, Moussa partout !

Moussa par ci, Moussa par là, Moussa partout !

Depuis quelque temps, je vois Moussa partout.

Dans cette vieille femme qui monte dans le bus, par le ventre, avec son sac lourd de légumes achetés au marché. Son visage couvert de rides. Son regard éteint de trop d’années, de trop d’enfants, de trop de souffrances.

Dans ce mendiant, émacié, le regard ailleurs, psalmodiant quelques paroles pour susciter un petit tintement dans son assiette. Ou cet autre adressant aux passagers du métro des excuses stéréotypées pour son intrusion dans leur voyage gris vers un ailleurs gris. Ou tous ces autres allongés dans les buissons, dans les cartons, dans la rue…

Dans tous ceux à la survie et la subjectivité millimétrées. La prochaine station, les prochains escaliers. La prochaine odeur de cuisine. La prochaine émission de télé. La prochaine froidure des draps.
Le prochain wagon. Le prochain tintement. La prochaine bouchée.
Toujours recommencés.

Dans cette jeune et belle fille qui se maquille dans le métro fière de sa jeunesse, de sa beauté, de sa durée impossible et de ses lendemains qui chantent, sans lendemain. Inconsciente de sa fragilité.

Dans tous ces jeunes ou moins jeunes qui, dans la rue, annoncent chaque année la lutte finale et crient ce que sera, demain, le genre humain…

Tous des Moussa qui vont, résignés ou exaltés, d’un pas lourd ou en courant, regard abattu ou brillant, vers d’illusoires terres promises. Clinquantes ou grises. Éternités éphémères.

Rapidement englouties dans un noir infini et sans étoile.

De qui Moussa est-il le nom ?

De qui Moussa est-il le nom ?

J’ai décidé d’appeler Moussa (a), ce corps dont le membre inférieur était désolidarisé. Moussa n’a jamais existé. Ce corps n’appartenait pas à Moussa. A moins d’un hasard, extraordinaire et absurde. Je l’ai appelé Moussa parce que ce corps en deux parties, qui a réellement existé, lui donnait une personnalité. Qui le faisait sortir de l’anonymat. Était prêt à recevoir un nom que je n’avais qu’à formuler pour donner vie.

Tous ces corps allongés sur les tables avaient une histoire singulière, inconnue. Mais le corps blessé de Moussa témoignait obligatoirement d’un passé autre. Pas besoin d’imagination. Son corps, ce corps parlait, disait une histoire.

A l’époque, je ne l’ai pas nommé. Mais il est toujours dans ma mémoire. Et, si aujourd’hui, je l’ai appelé Moussa, c’est pour qu’il ne reste pas éternellement étranger. Mort anonyme. C’est parce que j’ai rencontré un autre mort longtemps anonyme, nouvellement devenu Moussa (1), sous une plume talentueuse.

Il est classique de déshumaniser les gens pour les tuer plus facilement. Tuer une silhouette plutôt qu’une personne, les yeux dans les yeux. Un Noir, un juif ou un Arabe plutôt que Babacar, Samuel ou Moussa. Parmi ceux qu’on tue, « Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou. D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel… »

Je ne sais si Moussa priait on non. Seule chose importante, il était mort, plusieurs fois. Administrativement car sans papier sur lui. Accidentellement, sans raison. Mais y-a-t-il des raisons pour mourir ? Sans être nommé après sa mort.

Étranger à tous. Au moment de sa mort et après.
Il ne pouvait que s’appeler Moussa.

Que devenaient ensuite ces corps éclatés par le scalpel, scrutés au delà de leur intimité. Peu importe. Par leur dernier rôle, ils étaient réintégrés à l’universelle humanité. Nommé, un demi-siècle plus tard, Moussa renaît dans son humaine singularité, certes fictive, mais encore présente dans ma mémoire et dans l’esprit de quelques rares lecteurs. Peut être est-il plus vivant que bien de ses contemporains. Qui ont été pleurés. Accompagnés. Et aujourd’hui, oubliés de tous.

(1) « Meursault Contre-enquête » de Kamel Daoud Editions Barzakh (Alger) octobre 2013 ;  Actes Sud (Arles), mai 2014

Les pieds de Cannes (Festival)

  

Les pieds de Cannes

  Le Festival cinématographique de Cannes est, chaque année, un événement culturel, financier, touristique de première grandeur qui réunit des dizaines de milliers de personnes de toutes les strates de la société et, bien sûr proportionnellement, beaucoup plus de la haute société et du monde du spectacle.

Ces personnes sont suivies, épiées par des nuées de photographes, professionnels ou amateurs, qui guettent aussi tous les élégants et surtout les élégantes, sur les marches ou dans la rue, qui n’appartiennent pas obligatoirement à ce monde là mais qui sont attirés par les lumières.

Curieusement, ce sont surtout les cimes qui intéressent, la superstructure, rarement l’infrastructure, la tête plus que les jambes,sauf quand celles-ci contribuent,talons aiguilles et robes généreuses,à la mise en valeur de l’ensemble.
C’est pour cela que l’on voit beaucoup de photographes juchés sur des perchoirs plutôt qu’à quatre pattes !

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Les perchoirs (presque vides) dans l’attente de la « montée des marches »

Pourtant les pieds et, surtout, les pieds équipés de chaussures adaptées à la situationont un rôle important dans le paraître, dans la montée des marches comme dans les déambulations, dans le piétinement des queux, dans l’attente de l’événement, dans les déplacements multi-quotidiens pour être à la bonne place au bon moment. Pour voir, pour être vu.

 Le commun des mortels, festivalier, est un sportif et doit être équipé en conséquence suivant la nature de l’épreuve du jour.

Pour Kaléidoscope

A défaut d’un équipement adapté, il n’est pas rare de voir, quand n’a pas été prévu le petit sac avec les douillettes chaussures légères de rechange, des belles aux pieds nus, chaussures à la main, ou claudicantes, en fin de journée.

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Le mois de mai, ensoleillé ou pluvieux, l’heure du jour, l’activité de la journée, l’inventivité des modes, l’ambiance de la rue permettent une variété infinie de chaussures qui mériterait une exposition sur les « pieds de Cannes » de l’année. 

Avec bien sûr l’attribution d’un grand prix.Etd’un prix de consolation pour les « pattes cassées » ou les lumbagos.

Les quelques clichés présentées ici ne sont qu’un échantillon amateur, non représentatif, subjectif et non accrédité, d’images furtivement dérobées ou consenties.

Jambes cachées, jambes nues

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  Hommage au pied

Le pied n’en a pas moins d’innombrables amoureux reconnaissants pour les ballades qu’ils permettent  mais qui amènent quelquefois chez le pharmacien ou le podologue. Ou amoureux ardents qui leur doivent leur incandescence, partialistes ou paraphiles ou podophiles (ne pas confondre, notamment avec les inconditionnels de l’ipod !), anonymes ou célèbres, qui n’hésitent pas à leur déclamer leur flamme en vers, quelquefois en alexandrins…

Ainsi, il existe des « tirades du pied » pastiches de la fameuse tirade du nez d’Edmond Rostand, les deux organes ayant par ailleurs quelquefois un lien peu recherché (1, 2, 3, 4).

Ces textes permettent, cependant, de mettre en évidence la place éminente du pied dans la langue, expressions plus ou moins imagées, populaires ou techniques.

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 Les mots du pied

L’imagination créatrice d’expressions à partir du « pied » est presqu’aussi grande que celle des stylistes de la chaussure élégante, de confort ou de sport, de telle façon que, dans ce choix infini, chacun peut finalement touver chaussure à son pied.

  pied, à pied, à pied d’œuvre, pied de fer, arrache pied, pied -à-terre,  au petit pied, piefort,  pied de grue,plain-pied, au pied de la lettre, au pied levé,pied de salade, aux pieds de, pied-d’alouette, avoir pied, pied de lion,,avoir un pied dans la tombe, pied-de-cheval,bête comme ses pieds, pied sec, bon pied, bon œil, casser les pieds, pied du lit,

comme un pied, pied d’œuvre, coup de pied, couvre-pieds, d’un bon pied, pied de lit,,de pied en cap, pied-

d’oiseau, de pied ferme,pied du mur, en pied pied-de-biche, faire des pieds et des mains, pied plat,,faire du pied, pied marin, gens de pied, sur lemêmepied, haut le pied, pied de nez, six pied sous terre, lâcher pied, le pied dans la tombe, les pieds devant, lever le pied, pieds de distillation, marcher sur les pieds, pied de bas, mettre à pied, mettre le pied, prendre pied, mettre sur pied, perdre pied,  pieds nus, 

petit pied, pied à coulisse, récolte sur pied, pied à l’étrier sécher sur pied, pied à perfusion, pieds nickelés, vivre sur un grand pied, pied à pied, à cloche-pied, pied à terre,   pied d’un verre,  retomber sur ses pieds, pied de fonte, pied bot,   pied de vigne, pied de roi, pied-de -chèvre, pied-de-coq,    sur quel pied danser,  pied-de-cuve, se lever du pied gauche,  pied-de-loup, sur un pied d’égalité,  pied-de-mouton, pieds joints, pied-de-poule, sur un grand pied, piedroit, pied-droit, pied-de-veau, prendre son pied, pied-fort, pied-plat,  pieds et poings liés.

   Variations