Revue de presse n° 168 (Europe)

ENTRETIEN de Romano Prodi, « Athènes ne sortira pas de l’euro mais sans autorité fédérale ce sera l’UE qui échouera » : « quel que soit le résultat  du référendum grec, la Grèce ne sortira pas de l’euro, on trouvera un  compromis. Un échec serait dramatique car une institution qui n’arrive pas à gérer un problème aussi petit que celui de la Grèce, quelle confiance peut-elle inspirer sur sa capacité à gérer des problèmes plus importants ? Un non-compromis est impensable : je veux voir comment Merkel, Juncker et Lagarde peuvent prendre la responsabilité de laisser la Grèce hors de la zone euro. Certes, il y a toujours de l’irrationalité, comme lors qu’éclata la Première mondiale à partir d’un petit incident, mais je veux espérer que Athènes ne sera pas notre Sarajevo ». La Repubblica 02/07/15 Rev. presse italienne Ambassade France à Rome

Le pape dénonce la destruction de l’environnement : Dans son encyclique, le pape François fustige la destruction de l’environnement et le changement climatique. Jamais encyclique n’avait consacré une telle importance aux questions d’environnement, soulignent les commentateurs. Ils saluent le souverain pontife pour sa condamnation du consumérisme des sociétés riches, qu’il juge responsables de la catastrophe environnementale. Eurotopics 19/06/15

Octroi de la nationalité en UE en 2013 : Royaume-Uni 207 496 personne, Espagne 225 793, Allemagne 115 118, Italie 100 712, France en cinquième position avec 97 276.
Le nombre d’octrois de nationalité peut être établi par rapport à la population de chaque État membre :
Irlande 5,3 octrois pour 1 000 habitants, Suède 5,2, Espagne 4,8, Luxembourg 4,7. Onze États membres ont accordé moins d’une nationalité pour 1 000h. La moyenne de l’UE à 28 était de 1,9 octroi pour 1 000h.
En 2013, les principaux groupes ayant acquis la nationalité d’un État membre de l’UE
venaient du Maroc, 86 500 personnes, Inde 48 300, Turquie 46 500, Colombie 42 000. Les Roumains, 23 000 personnes, le premier groupe de citoyens de l’UE, suivis des Polonais 18 000. Toute l’Europe 19/06/15

Sur la question migratoire, l’UE s’est montrée particulièrement divisée. Les dirigeants ont trouvé un accord a minima qui prévoit la répartition de réfugiés entre les États mais uniquement sur la base du volontariat. En outre, l’idée de quotas de demandeurs d’asile a été abandonnée. Toute l’Europe 26/06/15

En 2014, selon les chiffres de la CE, la Grèce était, de toute l’UE, le pays qui dégageait l’excédent structurel primaire le plus élevé avec 4,3 % de son PIB. Tandis que le pays qui avait le déficit le plus important n’était autre que… le Royaume Uni dont on nous vante pourtant si régulièrement la politique budgétaire particulièrement rigoureuse…

La Grèce est aussi derrière le Portugal, le pays d’Europe qui a fait le plus d’effort depuis 2010 pour redresser ses comptes publics avec un saut de 8,3 points de PIB en matière de déficit structurel. A l’échelle de la France cela représenterait un effort de baisse des dépenses et/ou hausse des impôts de 170 milliards d’euros… C’est presque trois fois plus que ce que la France a fait entre 2010 et 2014. Alterécoplus 29/06/15

S.Goulard, eurodéputée ALDE, Il Corriere della sera, « Les négociations se font à huis clos. L’Europe a un problème de démocratie et de transparence. Si cela continue, l’euro sera une catastrophe. » Thomas Piketty, La Repubblica, «  L’unique solution est la restructuration de la dette. Les menaces européennes ne sont pas crédibles : il faudra encore négocier avec Athènes. Si j’étais grec, je voterais « non » au referendum de dimanche. » revue-presse.rome-amba-owner@liste.diplomatie.gouv.fr 03/07/15

Le prix Nobel Joseph Stiglitz appelle à voter « non ». Que ce soit clair : des énormes sommes d’argent prêtées à la Grèce, quasiment rien n’est allé à cette dernière. Elles ont servi à payer les créanciers privés, y compris les banques allemandes et françaises. La Grèce a reçu son obole mais a payé le prix fort pour mettre à l’abri les systèmes bancaires de ces pays. Le FMI et les autres créanciers « officiels » n’ont pas besoin de l’argent qui est exigé. Vox europ 02/07/15

Dr R. Horton, éditeur en chef du magazine médical dit « de référence », The Lancet, écrit le 11 avril 2015 : « Une bonne partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est sans doute tout simplement fausse. Affligée par des études sur de petits échantillons, des effets minuscules, des analyses exploratoires non valables, pétrie de flagrants conflits d’intérêts, avec de plus une obsession de participer aux tendances à la mode mais sans importance, la science à pris un virage vers l’obscur. » Agoravox 01/07/15

Un « Grexit » amputerait les bénéfices de la banque centrale allemande. Le président de la Bundesbank a déclaré qu’une sortie de la Grèce de la zone euro entraînerait des pertes bien supérieures aux 14,4 milliards d’euros de provisions déjà passées au titre de la crise de la zone euro. La banque centrale subirait des pertes sur les titres grecs qu’elle détient. Une grande partie des bénéfices de la banque sont reversés au budget allemand. Contexte 06/07/15

Les Grecs disent « non » aux objectifs d’austérité imposés par les créanciers. Un Grexit s’impose désormais et ce n’est pas la pire des solutions, affirment certains. Les autres appellent à continuer de privilégier la recherche d’un accord, en préconisant des solutions alternatives comme un plan Marshall et une conférence de la dette. Eurotopics 06/07/15

« La catastrophe politique a été précédée d’une catastrophe culturelle. Il y a bien longtemps que la communication par le truchement de symboles et d’émotions n’était plus assurée : l’Allemagne se désintéressait de savoir que l’on demandait d’immenses sacrifices aux classes moyennes et aux retraités pour rembourser des dettes qu’ils n’avaient pas personnellement contractées. Pas un seul politique allemand, auteur célèbre, scientifique, sportif ou star du showbiz n’a eu l’idée de se rendre en Grèce pour accompagner sur le plan de la société civile le changement qui s’y opérait. Il a été très facile de marteler dans les esprits des Allemands l’image si erronée de Grecs avides et paresseux… Loin d’être véritablement à l’écoute des Grecs, nous n’avons eu de cesse d’augmenter le volume de notre monologue d’auto-justification, prisonniers de notre morale implacable et éblouis par elle. La chancelière a mené la grand-messe… Face à cela, les efforts des politiques européens sont restés vains. »Der Spiegel Eurotopics 04/07/15

Le soutien des sociaux-démocrates allemands à la politique d’austérité imposée à la Grèce et les louvoiements du président Hollande sont révélateurs d’une crise d’identité des partis sociaux-démocrates. Marc Lazar : « Après la défaite du Labour en Grande-Bretagne et des sociaux-démocrates au Danemark, le cas de la Grèce est un exemple flagrant de la profonde crise dans laquelle la gauche réformiste est enlisée, dans ce pays comme au niveau de l’UE. L’impasse est dangereuse : au pouvoir, à l’instar des partis de centre-droit, elle s’efforce d’assainir les finances publiques, d’encourager la compétitivité des entreprises et de baisser les impôts. Car elle veut tout à la fois stimuler la croissance, prendre des mesures sociales pour les plus faibles et imposer des réformes de la société… Ce faisant, elle perd son électorat traditionnel issu du prolétariat, qui fait les frais de la politique d’austérité… A ses yeux, la gauche n’a plus de cœur, plus d’objectif, plus d’histoire. » Eurotopics La Repubblica – Italie 06/07/15

« Que l’Europe évite le suicide collectif » : plus que la victoire nette de Tsipras, c’est la défaite cuisante et éclatante de l’Europe et de l’eurozone, un choc qui à la longue pourrait avoir des conséquences encore plus dévastatrices que le rejet en 2005 par la France et les Pays-Bas du projet de constitution européenne. La guerre psychologique et les intimidations ouvertes n’ont pas suffi à domestiquer le peuple grec, furieusement philo-européen et pro-euro. Les Grecs n’ont pas dit non à l’euro et encore moins à l’Europe : ce sont les Européens qui ont forcé cette équation inexistante, ceux qui pensent que la Grèce est une partie perdue et voient dans le Grexit une libération. Mais c’est une illusion car  jamais les sécessions de politiques communes, dans le passé, n’en ont augmenté l’efficacité, au contraire, et pour cette raison le Grexit équivaudrait à un suicide collectif. » Sole 24 Ore 06/07/15

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Juncker aux Grecs « Il faut voter oui, indépendamment de la question posée » pour « dire oui à l’Europe ». Comme lors d’un autre référendum. 03/07/15

Soutien populaire à la Grèce mardi, devant la Commission européenne, boulevard Saint Germain à Paris ? 06/07/15

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CE : Commission européenne

UE : Union européenne

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